Dans ce guide
- Le Canada a importé pour 85 milliards CAD de marchandises de Chine en 2023, principalement machines électriques et meubles.
- Le fret maritime Shanghai–Vancouver prend 12–16 jours, le fret aérien vers Toronto arrive en 1–2 jours direct.
- Le Canada applique 5% de GST (fédéral) et jusqu’à 15% de HST sur les importations, collectés par la CBSA au dédouanement.
- Les importateurs doivent obtenir un numéro d’entreprise (BN) gratuit avec extension RM ; délai de traitement 1–5 jours ouvrés.
Tarifs de fret depuis la Chine vers Canada
Mise à jour octobre 2026. Tarifs indicatifs depuis la Chine — pour un prix précis, demandez votre devis.
Tarifs en vigueur
| Mode | Tarif (USD) | Délai | Tendance |
|---|---|---|---|
| Fret maritime (20GP) | $7,020–$8,580 | 16–25 jours | +5.4% |
| Fret maritime (40GP) | $8,640–$10,560 | 16–25 jours | +11.6% |
| Maritime LCL | $190/CBM | 10–15 jours | = |
| Fret aérien (à partir de 1 000 kg) | $7.24/kg | 3–4 jours | -3.1% |
| Express (coursier) | $15/kg | 3–5 jours | -3.1% |
Estimation rapide
vers Canada
Estimations basées sur les tarifs publics du marché. Le prix final peut varier.
Évolution des tarifs
Aperçu du marché — octobre
Les services vers la côte Ouest US restent sans impact de la crise ME.
Services via Suez perturbés — certains détournés par Panama.
Déséquilibre mondial des conteneurs, disponibilité impactée
20GP ~$7800, 40GP ~$9600 en octobre, surcharges possibles.
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Les tarifs d’expédition vers Canada dans votre boîte mail — gratuit, sans spam.
Lucas Arillotta · Supply Chain Manager at SINO Shipping · Votre cargaison passe la douane au port de Vancouver en 48 heures. Ou elle reste bloquée sept jours. Ce n’est pas une question de chance — tout dépend des décisions prises avant que votre conteneur quitte Shanghai.
La plupart des importateurs perdent 800 à 3 000 $ par expédition Chine→Canada avant même que leur première palette arrive à Toronto ou Vancouver. Pas à cause du coût du fret, mais à cause d’erreurs courantes : choisir le mauvais mode de transport selon le volume, rater une certification CSA ou ISED ce qui déclenche un blocage CBSA CARM, ou réserver un service incompatible avec leur créneau de livraison. Nous avons expédié des centaines de conteneurs, lots LCL et palettes aériennes de Chine vers le Canada. Trois décisions clés déterminent la réussite de chaque expédition :
- Mode de fret — Le fret maritime permet d’économiser 60 à 80 % par rapport à l’aérien, mais l’avion s’impose si vous avez besoin d’une livraison en 1 à 2 jours à Toronto ou Vancouver
- Anticipation de la conformité — Les homologations CSA/cUL Mark, ISED, SIMDUT, ACIA et Santé Canada prennent 2 à 12 semaines ; si vous ratez la date limite, vos marchandises attendent au port sous CARM
- Incoterms — FOB offre contrôle et économies ; DDP simplifie tout mais coûte 15 à 25 % de plus
Que vous cherchiez à connaître le prix du transport Chine–Canada ou la solution la plus économique pour expédier de Chine vers le Canada, ce guide vous donne la méthode que nous appliquons à chaque expédition vers le Canada : tarifs à jour pour 2026 (mise à jour Octobre), décomposition réelle des coûts, échéances, spécifications palettes, assurance, et quatre études de cas issues de vraies expéditions Chine→Canada gérées par nos soins.
Pour qui ? Nouveaux importateurs envoyant des échantillons au Canada, e-commerçants réapprovisionnant Toronto ou Vancouver, acheteurs cherchant à optimiser leur chaîne d’approvisionnement Chine→Canada. Même méthode, que vous expédiez 50 kg par avion ou 20 conteneurs par mer.
Fret maritime ou aérien pour le Canada : quel choix pour vous ?
Pour expédier de Chine vers le Canada, le choix entre fret maritime et fret aérien est le facteur principal de votre coût rendu, de la rapidité et du risque douanier. Nous constatons que des importateurs perdent 1 000 à 3 000 $ par expédition en sélectionnant un mode inadapté à leur volume, urgence ou situation douanière. Le bon choix dépend de la taille de votre cargaison, de votre délai de livraison et de la flexibilité requise à destination.
Coût et délai d'un seul coup d'œil
octobre 2026 tarifsRecommandé pour : 12 CBM et plus, commandes régulières
Recommandé pour : 1 à 10 CBM, groupage multi-fournisseurs
Recommandé pour : Haute valeur, urgent, < 500 kg
Recommandé pour : Échantillons, < 50 kg, DDP rapide
Fret maritime : réseau portuaire canadien et seuils de volume
Le fret maritime est le pilier des échanges Chine–Canada, couvrant tous les secteurs : électronique grand public, mobilier, pièces automobiles… Les principaux ports canadiens — Vancouver, Prince Rupert, Montréal et Halifax — proposent des liaisons directes depuis Shanghai et le sud de la Chine, avec des temps de transit de 10 à 16 jours vers la côte Ouest (Vancouver/Prince Rupert) et 23 à 30 jours vers l’Est (Montréal/Halifax via le canal de Panama).
- Vancouver : 12 à 16 jours depuis Shanghai, dessert la Colombie-Britannique et l’Ouest canadien. La plupart des importateurs utilisent Vancouver pour la distribution GTA via rail.
- Prince Rupert : 10 à 13 jours, la route maritime la plus rapide depuis Shanghai, idéale pour les lots urgents à destination de l’Alberta et des Prairies.
- Montréal : 23 à 28 jours, principale porte d’entrée pour le Québec et l’Ontario, mais plus lent et coût au CBM plus élevé pour les petits lots.
- Halifax : 25 à 30 jours, dessert le Canada Atlantique et le nord-est des États-Unis.
Le fret maritime est rentable pour les expéditions au-delà de 2–3 CBM (groupage) ou en conteneur complet (FCL), surtout si vous pouvez accepter un délai de 3 à 5 semaines. Le prix au CBM est généralement 60 à 75 % inférieur à l’aérien, mais il faut intégrer la manutention portuaire, le rail ou camion jusqu’à la destination finale, et le dédouanement CBSA via CARM. Pour de petits volumes, le groupage maritime est souvent économique, mais des retards au port ou un document manquant (comme l’ISPM-15 pour les emballages bois) peuvent allonger le délai de dédouanement.
Fret aérien : quand vitesse ou risque l’imposent
Le fret aérien s’impose lorsqu’il faut livrer rapidement, que la marchandise est de forte valeur ou urgente, ou que les risques de conformité rendent tout retard portuaire inacceptable. Les principaux aéroports canadiens — Toronto Pearson (YYZ), Vancouver (YVR) et Montréal–Trudeau (YUL) — sont reliés directement à Shanghai et au sud de la Chine, avec 1 à 2 jours de transit vers YYZ/YVR et 2 à 3 jours vers YUL.
Trois cas de figure où l’aérien s’avère pertinent :
- Dispositifs médicaux critiques : Hôpitaux et cliniques importent des dispositifs de classe II–IV par avion vers Toronto, dédouanés en 24 heures si licences et documents sont prêts. Le surcoût est vite amorti quand le coût d’un arrêt d’activité dépasse l’économie sur le fret.
- Lancements saisonniers ou impératifs commerciaux : Les marques de prêt-à-porter expédient à Vancouver ou Toronto pour les ventes de fin d’année, en privilégiant l’aérien pour garantir l’arrivée avant Noël ou la fête du Canada, évitant ainsi congestion portuaire et manque à gagner.
- Petite électronique de valeur : Les startups qui importent écouteurs sans fil ou produits tech vers la GTA ou Vancouver privilégient souvent l’aérien, surtout en DDP et pour des lots < 100 kg. Le dédouanement est accéléré et la gestion de la TPS/TVH simplifiée pour les petits colis.
Astuce SINO Shipping : La route maritime la plus rapide de Shanghai au Canada passe par Prince Rupert — 10 à 13 jours en direct. Pour du vrac urgent, ce trajet rivalise avec l’aérien en délai porte-à-porte, surtout avec un acheminement express par rail vers l’Alberta ou l’Ontario.
En résumé
Le fret maritime est le mode à privilégier pour les lots volumineux, les cargaisons sensibles au coût et les délais flexibles — surtout vers Vancouver, Prince Rupert et Montréal. L’aérien s’impose pour les marchandises urgentes, de forte valeur ou à risque de conformité à destination de Toronto, Vancouver ou Montréal, ou si vous devez livrer en moins de 5 jours. Pour les volumes inférieurs à 2 CBM ou les expéditions exposées à des risques de blocage portuaire, l’aérien peut s’avérer plus économique et rassurant malgré un tarif supérieur. Nous recommandons d’adapter le mode à votre délai, à la valeur de la marchandise et à votre préparation pour le dédouanement CBSA/CARM. Consultez notre guide pour choisir le bon mode d’expédition vers le Canada pour des comparatifs détaillés.
Vous hésitez ? Répondez à 4 questions rapides
Which mode & Incoterm is right for you?
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1. Shipment volume
2. How fast do you need it?
3. Product type
4. Canada import experience
Incoterms Chine → Canada (FOB, CIF, CIP, DDP)
Lors de l’expédition de Chine vers le Canada, le choix du bon Incoterm est essentiel pour respecter la réglementation douanière, maîtriser les coûts et assurer une livraison sans accroc. Les importateurs canadiens font face à des exigences spécifiques — notamment en matière de fiscalité, de dédouanement et d’enregistrement en tant qu’importateur — qui rendent certains Incoterms plus adaptés que d’autres.
Qui prend quoi en charge — en un coup d'œil
| Responsabilité | EXW | FOB | CIF | DDP |
|---|---|---|---|---|
| Dédouanement export (Chine) | Acheteur | Vendeur | Vendeur | Vendeur |
| Réservation de transport | Acheteur | Acheteur | Vendeur | Vendeur |
| Coût du transport principal | Acheteur | Acheteur | Vendeur | Vendeur |
| Assurance des marchandises | Acheteur | Acheteur | Seller (min.) | Vendeur |
| Dédouanement import (Canada) | Acheteur | Acheteur | Acheteur | Vendeur |
| Droits de douane et TVA | Acheteur | Acheteur | Acheteur | Vendeur |
| Livraison intérieure | Acheteur | Acheteur | Acheteur | Vendeur |
| Transfert des risques | Sortie d'usine | Bastingage du navire | Port de destination | Chez l’acheteur |
Importateur officiel (IOR) : obligatoire pour le Canada
- Tous les importateurs doivent posséder un numéro d’entreprise (BN) avec un compte Import/Export (extension RM), délivré par l’Agence du revenu du Canada.
- L’inscription est gratuite, mais nécessite 1 à 5 jours ouvrés. Les importateurs non-résidents doivent fournir une adresse de service au Canada.
- Sans BN/RM, les marchandises seront retenues en douane—surtout pour les envois DDP et les colis express.
Nous avons constaté de nombreux retards sur des expéditions DDP simplement parce que l’importateur n’avait pas enregistré de BN/RM. Vérifiez toujours votre statut IOR avant de réserver.
FOB (Free On Board) : La norme canadienne
Le FOB est l’Incoterm le plus utilisé pour le fret maritime vers le Canada. Les acheteurs canadiens privilégient le FOB car :
- Contrôle : Vous choisissez le transitaire, ce qui garantit des tarifs transparents et une communication directe.
- Formalités export : Le vendeur prend en charge le dédouanement export en Chine, évitant les complications de l’EXW.
- Conformité CBSA : Votre commissionnaire en douane dépose les documents requis—indispensable pour CARM et le calcul de la TPS/TVH.
Le FOB est particulièrement conseillé pour les expéditions vers le Port de Vancouver, Prince Rupert, Montréal et Halifax. Pour comprendre pourquoi le FOB est optimal, consultez notre guide EXW vs FOB.
CIF (Cost, Insurance, Freight) : Risques et coûts à considérer
Le CIF est courant, mais moins apprécié pour le Canada en raison de :
- Frais cachés : Les charges à destination ne sont pas incluses. De nombreux importateurs découvrent des frais de manutention, stockage et livraison à l’arrivée.
- Assurance : Le vendeur fournit l’assurance, mais les démarches de réclamation peuvent être longues ou complexes.
- Dédouanement CBSA : Vous devez toujours avoir un BN/RM et désigner un commissionnaire en douane.
Le CIF convient aux acheteurs à l’aise avec la logistique portuaire canadienne. Pour le groupage et le FCL, précisez toujours qui règle quels frais à l’arrivée. Comparez les coûts FCL et groupage dans notre guide FCL vs LCL.
DDP (Delivered Duty Paid) : Porte-à-porte, mais risque élevé
Le DDP gagne en popularité pour l’e-commerce et les petits colis, mais présente des risques spécifiques au Canada :
- Piège IOR : Si le vendeur ou son représentant ne peut fournir un BN/RM valide, les marchandises restent bloquées en douane.
- Conformité TPS/TVH : Le DDP doit inclure la TPS/TVH, les droits antidumping (le cas échéant) et les honoraires du commissionnaire. Beaucoup de transitaires sous-estiment ces montants, ce qui entraîne des retards.
- Obligation de courtier : La CBSA exige un commissionnaire en douane agréé pour le dédouanement, même en DDP.
Nous conseillons le DDP uniquement si votre transitaire possède une solide expérience au Canada et gère l’enregistrement BN/RM ainsi que la déclaration des taxes. Pour un contrôle DDP étape par étape, consultez notre guide DDP.
EXW (Ex Works) : À éviter pour le Canada
EXW est parfois proposé par des vendeurs chinois, mais convient rarement aux importations canadiennes :
- Formalités export : En tant qu’acheteur, vous devez assurer le dédouanement export en Chine—souvent impossible sans présence locale.
- Complexité logistique : La prise en charge, l’export et le transport intérieur sont entièrement à votre charge.
- Documents CBSA : Vous devez vérifier que tous les documents sont conformes pour CARM et GST/HST.
Nous avons constaté des retards ou annulations de colis EXW à cause de problèmes de licence export. Le FOB est plus sûr et plus simple pour le Canada. Pour les différences concrètes, consultez notre guide EXW vs FOB.
Quel Incoterm choisir pour le Canada ?
- FOB : Idéal pour la majorité des expéditions maritimes—vous gardez la main, assurez la conformité et facilitez le passage en douane.
- CIF : Acceptable si vous maîtrisez les coûts à destination et avez un commissionnaire en douane prêt à intervenir.
- DDP : À privilégier uniquement avec un transitaire expert qui gère correctement BN/RM et GST/HST—parfait pour l’e-commerce, risqué pour les cargaisons en vrac.
- EXW : À éviter sauf si vous disposez d’un solide soutien sur place en Chine et d’une expérience confirmée.
Pour comparer la livraison porte-à-porte et port-à-port, consultez notre guide comparatif. Pour le calcul des taxes GST/HST et des droits, consultez notre récapitulatif des taxes et droits.
À retenir : Vérifiez toujours votre statut BN/RM, désignez un commissionnaire en douane et choisissez un Incoterm adapté à la réglementation et à la logistique canadienne.
Services de fret vers le Canada — aérien, maritime (FCL/LCL), DDP & express
Le fret maritime de Chine vers le Canada reste la solution privilégiée pour la majorité des importateurs, surtout pour les expéditions de plus de 3 CBM ou 500 kg. Les tarifs maritimes permettent régulièrement d’économiser 60 à 80 % par rapport à l’aérien sur les axes Vancouver et Prince Rupert, avec des délais de transit de 10 à 16 jours en direct depuis Shanghai. Le fret aérien s’impose lorsque vous avez besoin d’une livraison en 1 à 3 jours, d’un réassort urgent ou pour des marchandises à forte valeur ajoutée où la rapidité justifie le surcoût. Le choix du mode dépend du volume, du délai de livraison et de la valeur au kilo — cette approche a fait ses preuves sur des centaines d’expéditions Chine→Canada, qu’il s’agisse de retail ou de dispositifs médicaux.
Importateurs aguerris disposant de leur propre courtier et transporteur
25% pris en charge par le transitaire
Importateurs avec un partenaire fiable à l'arrivée en Canada
50% pris en charge par le transitaire
Fournisseurs FOB + prise en charge complète à l'arrivée en Canada
75% pris en charge par le transitaire
Primo-importateurs ou marchandises à conformité complexe
100% pris en charge par le transitaire
Voici comment se positionnent les principaux modes pour le Canada :
La règle du seuil de rentabilité : quand le maritime l’emporte sur l’aérien
Pour la Chine→Canada, le seuil de rentabilité se situe autour de 3 CBM ou 500 kg. En dessous, le fret aérien peut rester compétitif, surtout vers Toronto ou Vancouver. Au-delà, le fret maritime (FCL ou groupage) est presque toujours plus avantageux. Les liaisons directes vers Vancouver et Prince Rupert sont les plus rapides ; Montréal et Halifax desservent l’Est du pays mais avec des délais plus longs. Utilisez le calculateur ci-dessous avec le poids et le volume réels de votre expédition — nous mettons à jour les tarifs chaque mois pour 2026 à partir de cotations transporteurs en temps réel.
Contraintes de livraison locale : accès urbain, rendez-vous et règles d’entrepôt
Les grandes villes canadiennes — Toronto, Vancouver, Montréal — exigent généralement des rendez-vous de livraison pour les dépôts en entrepôt ou centre de distribution. Les règles d’accès sont strictes, notamment pour la livraison du dernier kilomètre dans la région du Grand Toronto et à Vancouver, où les restrictions urbaines (créneaux horaires, limites de gabarit, réservation de quai) sont appliquées. Un rendez-vous manqué ou un véhicule inadapté entraîne souvent des frais de relivraison ou de stockage. Pour les livraisons en magasin ou à domicile, un préavis est souvent requis et des frais supplémentaires peuvent s’appliquer pour la livraison à l’intérieur ou l’utilisation d’un hayon élévateur.
Pour la marchandise sur palettes, les palettes GMA/US 48x40 pouces sont la norme. L’utilisation de palettes EUR/EPAL peut entraîner un refus ou des frais de re-palettisation, surtout dans les entrepôts automatisés. Tous les emballages bois doivent être certifiés NIMP-15 — en cas de non-conformité, la douane bloque la marchandise et facture la destruction.
Frais cachés : à quoi s’attendre à l’origine, sur le fret et à destination
Nous avons vu de nombreux importateurs surpris par des frais imprévus à chaque étape :
- Frais à l’origine : Dédouanement export (CNY 300–800), transport routier jusqu’au port (CNY 500–2 000), et manutention terminale (CNY 200–600 par CBM pour le groupage). Pour le FCL, prévoyez CNY 1 000–2 500 par conteneur.
- Frais de fret : Les tarifs maritimes varient selon la saison ; les surtaxes aériennes augmentent pendant les pics (Octobre et Oct). Attention aux suppléments carburant, sûreté et GRI (General Rate Increase).
- Frais à destination : Les ports canadiens facturent la manutention terminale (150–350 $ par conteneur), le transfert ferroviaire (200–500 $) et le stockage portuaire (50–100 $/jour après franchise). Le recours à un commissionnaire en douane est obligatoire (150–1 200 $ par dossier), avec des honoraires plus élevés pour les dossiers complexes ou en DDP.
- Dernier kilomètre : Frais de rendez-vous (50–150 $), relivraison (100–300 $) et reconditionnement de palettes (20–60 $ par palette) sont fréquents. Les livraisons urbaines peuvent entraîner des surtaxes de congestion ou d’accès limité.
Pour les expéditions DDP, les coûts cachés incluent souvent la TPS/TVH, les droits antidumping et des frais de courtage supplémentaires si la documentation est incomplète. Nous vous conseillons de consulter notre guide DDP pour le Canada ainsi que le détail des droits et taxes à l’import pour anticiper toute mauvaise surprise.
Douane & conformité au Canada (Conseil canadien des normes, Innovation, Sciences et Développement économique Canada, Santé Canada, Environnement et Changement climatique Canada, CBSA Assessment and Revenue Management)
Le système douanier canadien est très digitalisé et piloté par les transitaires. Chaque expédition passe par la plateforme CBSA Assessment and Revenue Management (CARM). Importateurs, commissionnaires en douane et transporteurs doivent utiliser le Portail client CARM (CCP) pour soumettre les documents, régler les droits et gérer leur compte. La déclaration anticipée est obligatoire — l’eManifest (A8A) doit être transmis pour tous les modes avant l’arrivée, et aucune marchandise ne peut être dédouanée sans un Numéro d’Entreprise (BN) valide avec extension Import/Export (RM).
On distingue plusieurs types d’entrée au Canada, dont la mainlevée sur documentation minimale (RMD) pour un dédouanement rapide, la procédure d’autoévaluation douanière (CSA) pour les importateurs agréés, et le transit sous douane pour un dédouanement à l’intérieur du pays. Les importations temporaires (E29B) et le report de droits sont aussi possibles, mais la quasi-totalité des expéditions Chine–Canada nécessite un commissionnaire en douane agréé pour gérer CARM, TPS/TVH et la paperasse CBSA.
Les droits et taxes sont calculés sur la valeur en douane (CIF) à laquelle s’ajoutent les droits d’importation et accises, le tout multiplié par le taux de TPS/TVH applicable. L’ASFC prélève la TPS/TVH à l’importation, conformément à la Loi sur la taxe d’accise. Le taux fédéral standard est de 5 % de TPS, et jusqu’à 15 % de TVH dans certaines provinces. La taxe de vente provinciale (TVP) peut s’appliquer hors provinces TVH. Pour la plupart des biens de consommation, la TPS/TVH s’applique ; les produits alimentaires de base, médicaments sur ordonnance et dispositifs médicaux sont à taux zéro. Les droits antidumping sont appliqués selon la Loi sur les mesures spéciales d’importation (SIMA) — vérifiez toujours la base de données SIMA de l’ASFC pour les produits concernés.
GST/HST = (Valeur en douane + droits d’importation + accises éventuelles) x taux applicable
La conformité produit est stricte. Les autorités canadiennes exigent souvent des certifications locales, un étiquetage bilingue et des rapports de tests complets. Voici les six certifications les plus importantes pour les expéditions Chine–Canada :
La principale erreur de conformité que nous constatons sur l’axe Chine–Canada ? Oublier d’enregistrer un compte importateur BN/RM avant l’arrivée de la marchandise. Sans cela, votre cargaison reste bloquée en douane — même en DDP ou avec un courtier. Enregistrez toujours votre BN/RM auprès de l’Agence du revenu du Canada avant de réserver votre expédition, et assurez-vous que votre commissionnaire est prêt à déposer le dossier dans CARM.
Liste des documents — Chine vers Canada
Quels documents sont nécessaires pour une expédition Chine–Canada ?
Pour importer au Canada, il faut prévoir un ensemble de documents commerciaux standards, de formulaires spécifiques au Canada et de certificats de conformité produits. Les justificatifs requis dépendent de la nature de vos marchandises, du mode de transport choisi et de la personne en charge du dédouanement.
Documents de base (toute expédition)
- Facture commerciale — Doit mentionner l’expéditeur, le destinataire, la description détaillée des marchandises, le prix unitaire et la valeur totale en CAD ou USD.
- Liste de colisage — Détaille le contenu, les poids, les dimensions et le type d’emballage.
- Connaissement (pour fret maritime) ou Lettre de transport aérien (pour fret aérien) — Atteste du transporteur et de l’itinéraire.
- Certificat d’origine — Indispensable pour les contrôles tarifaires et anti-dumping.
- Déclaration d’importation (formulaire CBSA B3) — À soumettre par votre commissionnaire en douane via le portail client CARM.
- eManifest (A8A) — Déclaration électronique préalable obligatoire, tous modes confondus.
- Certificat ISPM-15 — Obligatoire si vous utilisez des emballages en bois (palettes, caisses).
- Certificats de conformité produits — CSA, cUL, ISED, ACIA, Santé Canada ou autres selon la marchandise.
Exigences propres au Canada
- Numéro d’entreprise (BN) avec compte import/export (extension RM) — Obligatoire pour tous les importateurs, délivré par l’ARC.
- Compte portail client CARM — Nécessaire pour les importateurs et transitaires afin de gérer les déclarations et paiements.
- Licence d’importation RSAC — Pour les produits alimentaires et boissons ; délivrée par l’ACIA.
- Formulaire de notification cosmétique — Requis pour les cosmétiques ; à déposer auprès de Santé Canada.
- Licence d’instrument médical — Obligatoire pour les dispositifs médicaux ; doit être détenue par l’importateur canadien.
- Fiche de données de sécurité (FDS) SIMDUT — Pour les produits chimiques et matières dangereuses.
Liste des documents requis pour l’import au Canada
Préparez-les avant le départ du fret
Erreurs fréquentes sur les documents lors d’expéditions Chine–Canada
- Compte BN/RM non activé avant l’arrivée — Les marchandises restent bloquées en douane si l’importateur n’a pas activé son numéro d’entreprise avec extension RM.
- Étiquetage bilingue (anglais/français) manquant — Les biens de consommation sans mentions dans les deux langues sur l’emballage peuvent être retenus ou refusés.
- Certificats de conformité incomplets — Les expéditions d’appareils électriques, sans-fil, alimentaires ou médicaux sont retardées si les documents CSA, ISED, ACIA ou Santé Canada ne sont pas prêts.
Pour un aperçu détaillé des procédures douanières, consultez notre guide de dédouanement CARM Canada. Pour les exigences de certification, lisez notre présentation CSA et ISED. Pour la conformité des palettes, consultez les normes GMA pour le Canada.
Lignes de fret Chine–Canada & dates limites hebdomadaires
L’expédition depuis la Chine vers le Canada repose sur quelques routes maritimes et aériennes clés qui assurent une fiabilité constante pour les importateurs. En fret maritime, le Port de Vancouver est la principale porte d’entrée de l’Ouest canadien, avec des départs directs depuis Shanghai en 12–16 jours. Le Port de Prince Rupert offre le transit maritime le plus rapide — 10–13 jours depuis Shanghai — et est privilégié pour les expéditions urgentes vers l’intérieur grâce à ses liaisons ferroviaires rapides. Pour l’Est du Canada, le Port de Montréal (23–28 jours, via le canal de Panama) et le Port de Halifax (25–30 jours, via le canal de Panama) desservent les conteneurs destinés au Québec, à l’Ontario et aux provinces atlantiques.
Principales routes maritimes
4 routes| Origine | Destination | Transit | Fréquence | Idéal pour |
|---|---|---|---|---|
| Shanghai | Port de Vancouver | 12-16 | Départs directs hebdomadaires | |
| Shanghai | Port de Prince Rupert | 10-13 | Départs directs hebdomadaires | |
| Shanghai | Port de Montréal | 23-28 | vérifier : bihebdomadaire, via canal de Panama | |
| Shanghai | Port de Halifax | 25-30 | vérifier : mensuel, via canal de Panama |
Pour le fret aérien, la majorité des importateurs ciblent l’aéroport international Toronto Pearson (YYZ) et l’aéroport international Vancouver (YVR), avec des vols directs depuis Shanghai en 1–2 jours. L’aéroport international Montréal–Trudeau (YUL) est le principal hub du Québec, avec des temps de transit de 2–3 jours via vols avec escales.
Nous recommandons une planification à rebours pour éviter les congestions liées aux fêtes et les dates limites manquées. Voici notre méthode :
- Définissez votre date de livraison — Confirmez la semaine d’arrivée souhaitée de la marchandise à l’entrepôt de destination.
- Vérifiez les jours fériés canadiens et perturbations à l’origine — Évitez les arrivées lors de fermetures nationales (voir ci-dessous).
- Calculez à partir de la date d’arrivée — Soustrayez les délais de transit portuaire/aéroportuaire (maritime ou aérien) et ajoutez le transport terrestre (1–5 jours pour GTA, Vancouver, Montréal ; jusqu’à 7 jours pour le Canada atlantique).
- Intégrez le dédouanement — Ajoutez 24–48 heures pour la mainlevée CBSA si les documents sont complets, ou 3–7 jours en cas de contrôle probable.
- Réservez votre espace tôt — Pour le maritime, bloquez votre espace au moins 3–4 semaines avant le départ, surtout en période de pointe ou avant les fêtes.
Principaux jours fériés et perturbations au Canada à surveiller :
- Fête du Canada (1er juillet) : Ports, douanes et entrepôts sont fermés ou fonctionnent en mode réduit. Nous conseillons toujours d’éviter les arrivées entre fin juin et début juillet, car les retards sont fréquents.
- Fête du Travail (premier lundi de septembre) : Fermeture nationale pour les acteurs logistiques. Les expéditions arrivant début septembre subissent des délais ; prévoyez un possible engorgement.
- Noël & Boxing Day (25–26 décembre) : Attendez-vous à une interruption majeure dans les ports, les services douaniers et la livraison. Nous recommandons de planifier vos expéditions pour une arrivée avant la mi-décembre afin d’éviter la congestion.
- Thanksgiving (Canada) (deuxième lundi d’octobre) : Fermetures régionales et réduction du transport routier, surtout en Ontario et au Québec. Vérifiez les impacts locaux avant de programmer vos expéditions.
- Nouvel An chinois (fin janvier à mi-février, dates variables) : Forte perturbation à l’origine, avec arrêt des usines et congestion portuaire en Chine. Les importateurs canadiens font face à des retards et à un engorgement des départs. Anticiper vos réservations et gérer vos stocks sont essentiels pendant cette période.
En adaptant vos fenêtres de réservation aux temps de transit et aux risques liés aux jours fériés, vous limitez les retards et assurez une entrée fluide dans les principaux hubs logistiques du Canada. Pour des conseils sur le choix des routes et la livraison du dernier kilomètre, consultez notre guide des meilleures routes d’expédition et notre aperçu de la livraison du dernier kilomètre.
Palettes & Assurance marchandise pour le Canada
Normes de palettes pour le Canada
Les entrepôts et centres de distribution canadiens exigent quasi systématiquement la palette GMA/US — 48x40 pouces (1219x1016 mm). C’est le même standard qu’aux États-Unis, attendu dans tous les sites automatisés, les DC de la grande distribution et la majorité des 3PL. Si vous expédiez sur des palettes EUR/EPAL (800x1200 mm), le risque de refus est élevé, surtout dans la région du Grand Toronto, à Vancouver et à Montréal. Les palettes EUR peuvent convenir à certaines chaînes spécialisées, mais elles sont rarement compatibles avec les racks et chariots élévateurs nord-américains.
Le traitement ISPM-15 est obligatoire pour tous les emballages et palettes en bois provenant de Chine. Chaque palette en bois doit porter le marquage ISPM-15 et être accompagnée d’un certificat phytosanitaire valide. Les inspecteurs de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) vérifient ces éléments à l’arrivée — absence de traitement ou marquage incorrect entraîne un refus immédiat, une mise en quarantaine ou un re-palettisation coûteuse.
Pour plus de détails, consultez notre guide sur les palettes US GMA pour le Canada : ISPM-15 et compatibilité entrepôt.
Normes palettes Canada
| Type de palette | Dimensions | Entrée | Acceptation entrepôt |
|---|---|---|---|
| GMA/US 48x40 pouces | 1219x1016 mm | 4-way | Standard au Canada |
| EUR/EPAL 800x1200 pouces | 800x1200 mm | 2-way | Risque élevé de refus |
Assurance marchandise : ICC(A) et risques au Canada
Comparatif des garanties
| Type | Ce qui est couvert | Coût | Recommandé pour |
|---|---|---|---|
| Responsabilité du transporteur | 500 à 1 000 $ max par conteneur | Inclus | Aucune protection — strict minimum |
| ICC(C) — Basique | Perte totale, incendie, naufrage, échouement | 0.3–0.5% | Marchandises de faible valeur, non fragiles |
| ICC(B) — Intermédiaire | ICC(C) + séismes, foudre, chute par-dessus bord | 0.4–0.7% | Marchandises générales |
| ICC(A) — Tous risques ✓ Recommandé | Tous risques sauf guerre, nucléaire et exclusions spécifiques | 0.5–1.0% | Électronique et marchandises de valeur — tout ce qui mérite d'être protégé |
500 à 1 000 $ max par conteneur
Aucune protection — strict minimum
Perte totale, incendie, naufrage, échouement
Marchandises de faible valeur, non fragiles
ICC(C) + séismes, foudre, chute par-dessus bord
Marchandises générales
Tous risques sauf guerre, nucléaire et exclusions spécifiques
Électronique et marchandises de valeur — tout ce qui mérite d'être protégé
Nous recommandons systématiquement l’assurance ICC(A) pour les expéditions maritimes et aériennes à destination du Canada. Il s’agit de la couverture la plus complète, protégeant contre la plupart des risques majeurs, à l’exception de quelques exclusions (emballage inadéquat, vice propre, etc.). Les tarifs standards vont de 0,08 % à 0,15 % de la valeur assurée pour des marchandises générales, parfois plus pour l’électronique ou les biens de grande valeur.
Les ports canadiens — notamment Vancouver et Montréal — sont réputés pour leur efficacité, mais les conditions météo, la congestion ferroviaire et l’hiver peuvent entraîner des retards et des avaries imprévues. Les demandes d’indemnisation augmentent lors des pics de fin d’année et après de grosses tempêtes. Pour une analyse détaillée des risques et conseils sur les polices, consultez notre guide de l’assurance cargo pour les importations canadiennes.
Avarie commune : ce que doivent savoir les importateurs canadiens
L’Avarie commune est un principe maritime selon lequel tous les propriétaires de marchandises partagent les frais si le navire sacrifie une partie de la cargaison ou engage des dépenses pour sauver le navire. Cela peut se produire en cas d’échouement, d’incendie ou de conteneurs jetés à la mer pendant une tempête. Si une avarie commune est déclarée, votre marchandise ne sera libérée qu’après paiement d’un dépôt de garantie ou présentation d’une attestation d’assurance couvrant ce risque.
Nous avons déjà vu ce principe appliqué sur les routes Asie-Pacifique, y compris vers Vancouver et Halifax. Sans assurance appropriée, les importateurs s’exposent à des blocages, des frais imprévus et des démarches juridiques complexes. Vérifiez toujours que votre police ICC(A) couvre l’avarie commune et demandez une confirmation écrite à votre transitaire.
À retenir :
- Utilisez des palettes GMA et assurez la conformité ISPM-15 pour éviter tout refus en entrepôt ou en douane
- Assurez chaque expédition avec une ICC(A), en prévoyant 0,08 % à 0,15 % de la valeur de la marchandise
- L’avarie commune peut concerner même les expéditions courantes — vérifiez la couverture avant de réserver
Études de cas — Chine → Canada (LCL, FCL, aérien, DDP)
Études de cas import Canada
Importateur de jouets bloqué pour étiquetage au port de Vancouver
Un distributeur de jouets basé à Toronto a expédié 3 CBM de jouets en plastique depuis Shanghai vers le port de Vancouver, pour une livraison dans la région du Grand Toronto. Les jouets étaient sur palettes GMA, mais l’étiquetage bilingue (anglais/français), obligatoire selon la loi canadienne, a été oublié.
Nous avons organisé les tests CCPSA pour les phtalates et risques d’étouffement, ainsi que la certification ISPM-15 pour tous les emballages bois. Quand la CBSA a signalé l’absence d’étiquetage français, notre équipe a collaboré avec le fournisseur pour fournir des autocollants conformes et la documentation, permettant la mainlevée après 3 jours de blocage douanier.
Même de petites lacunes de conformité — comme l’absence d’étiquetage en français — peuvent entraîner un blocage en douane. Nous conseillons systématiquement aux importateurs de vérifier les exigences CCPSA et d’étiquetage avant le départ des marchandises de Chine.
Expédition LED retardée pour certification CSA
Un fournisseur de construction à Montréal a importé un conteneur complet de luminaires LED depuis Shenzhen vers le port de Montréal, pour la région du Grand Montréal. Les douanes ont bloqué la marchandise pour absence de rapports de test CSA, un problème fréquent pour les produits électriques.
Nous avons travaillé avec le fournisseur pour accélérer la certification CSA, en veillant à ce que tous les documents soient accrédités SCC et conformes aux exigences CBSA. Notre commissionnaire en douane a obtenu la mainlevée sur documentation minimale, puis finalisé la conformité complète, réduisant les coûts de stockage en entrepôt.
La certification CSA est obligatoire pour la plupart des importations électriques. Nous recommandons de lancer les contrôles de conformité dès le début et de privilégier des laboratoires accrédités SCC pour éviter des retards coûteux dans les ports canadiens.
Fret aérien dispositifs médicaux : mainlevée rapide à YYZ
Un hôpital du Grand Toronto avait besoin d’une livraison urgente de dispositifs médicaux de classe II depuis Shanghai. L’importateur disposait d’une licence d’appareil médical valide et du certificat ISO 13485, visant une mainlevée le lendemain à l’aéroport international de Toronto Pearson.
Nous avons pré-déposé l’eManifest et la CBSA B3, vérifié toute la documentation Santé Canada, et coordonné avec un commissionnaire en douane agréé pour une mainlevée immédiate. La marchandise a été libérée en moins de 24 heures, sans inspection ni retard.
Pour les importations médicales réglementées, il est indispensable de détenir une licence valide et des documents de pré-dédouanement. Pour les expéditions urgentes de matériel de santé, le fret aérien reste la meilleure solution — à condition que la documentation soit en règle.
Électronique sans fil DDP bloquée à la douane de Vancouver
Un importateur débutant et non résident a expédié des écouteurs sans fil de Guangzhou vers l’aéroport international de Vancouver en DDP, pour distribution locale dans le Grand Vancouver, mais n’avait pas enregistré de compte import BN/RM.
Lorsque la CBSA a retenu la marchandise, nous avons fait appel à un commissionnaire en douane local pour régler la paperasse, enregistrer le BN/RM et garantir la certification ISED pour les appareils sans fil. La marchandise a été libérée après 5 jours et livrée à l’entrepôt.
Le DDP n’est applicable au Canada que si l’importateur dispose d’un compte BN/RM et d’une représentation locale. Nous recommandons à tous nos clients de s’inscrire auprès de l’ARC et de vérifier la conformité ISED avant de réserver des expéditions DDP.
Expédiez vers le Canada en toute sérénité
Tout au long de ce guide, le message est clair : l’expédition de Chine vers le Canada est simple quand elle est anticipée… et coûteuse si elle est improvisée.
Nous mettons à jour les tarifs et données de ce guide chaque mois pour 2026. Ajoutez-le à vos favoris ou abonnez-vous à nos alertes tarifaires — et lorsque vous serez prêt à expédier, demandez un devis pour le Canada adapté à votre trajet, votre volume et votre calendrier de livraison.
RéférenceGlossaire· 43 termes
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- 3PL
- Logistique tierce partie : prestataire assurant stockage, préparation ou distribution. Les 3PL imposent le format d’étiquetage, type de code-barres et position pour la livraison au Japon.
- AIS
- Système d’Importation Automatisé : plateforme électronique irlandaise pour la déclaration en douane et la gestion des procédures d’import.
- CARM
- CBSA Assessment and Revenue Management. Plateforme douanière canadienne en ligne permettant aux importateurs de gérer droits, taxes et conformité.
- CBM
- Mètre cube : unité standard pour le volume en fret, utilisé pour le groupage et la capacité conteneur.
- CBSA
- Agence des services frontaliers du Canada. Organisme fédéral chargé du dédouanement, de la sécurité frontalière et de l’application des règles d’importation.
- CCPSA
- Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation. Loi S.C. 2010, c. 21 régissant les normes de sécurité pour les produits de consommation, y compris les jouets.
- CE
- Conformité Européenne : marquage obligatoire UE pour les produits vendus dans l’EEE. Non reconnu au Japon — PSE et TELEC sont des démarches distinctes.
- CIF
- Cost, Insurance and Freight : maritime et fluvial uniquement ; le vendeur paie fret et assurance minimale jusqu’au port nommé, l’acheteur gère l’import et paie les droits ; transfert de risque à l’embarquement.
- CIP
- Carriage and Insurance Paid To : tous modes (mer, air, multimodal) ; le vendeur paie fret et assurance élargie jusqu’au point convenu, couverture supérieure à CIF, idéal pour fret aérien ou valeur élevée.
- clearance
- Dédouanement : présentation des marchandises et documents à la douane pour obtenir la mainlevée à l’import ou à l’export ; la différence clé entre EXW et FOB porte sur la déclaration export.
- consignee
- Destinataire final de la marchandise à l’arrivée, mentionné sur le B/L et les documents de livraison.
- cUL Mark
- Marque ULC. Certification pour les produits électriques conformes aux exigences de sécurité au Canada.
- DAP
- Delivered At Place : livraison à l’endroit convenu (ex : entrepôt acheteur), déchargement inclus ; l’acheteur gère le dédouanement, les droits et la taxe sur la consommation. L’IOR est l’acheteur.
- DDP
- Delivered Duty Paid : le vendeur prend en charge tous les frais jusqu’à la porte de l’acheteur, y compris dédouanement, droits et taxe sur la consommation. Un vrai DDP signifie zéro frais à la livraison pour le destinataire.
- Déclaration d’Importation
- Déclaration d’importation. Document indispensable pour le dédouanement des marchandises à l’entrée en France.
- door-to-door
- Service porte-à-porte : le transitaire ou le transporteur gère l’ensemble du transport, du ramassage chez l’expéditeur jusqu’à la livraison finale chez le destinataire.
- Douane
- Terme français désignant la douane ; concerne l’administration et les formalités douanières en France.
- duty
- Droit de douane à l’importation : taxe perçue par la douane sur les marchandises importées, calculée selon le code HS, la valeur et l’origine.
- exclusions
- Exclusions d’assurance : clauses précisant les causes de sinistre non couvertes (ex. emballage insuffisant, vice propre, retard, humidité). Toujours vérifier le certificat avant d’accepter du CIF ou CIP.
- EXW
- Ex Works : le vendeur met la marchandise à disposition dans ses locaux ; l’acheteur organise l’enlèvement, le dédouanement export, le transport et tout le reste. Le transfert de risque s’effectue dès la sortie d’usine, le plus tôt des Incoterms.
- FCA
- Free Carrier : le vendeur livre à un lieu convenu (CY, CFS ou terminal) ; l’acheteur réserve le fret principal et l’assurance. Le transfert de risque s’opère à la remise au transporteur, point clair et traçable. Mieux adapté aux conteneurs (FCL/LCL) que le FOB ; pour l’aérien, privilégier FCA ou CIP.
- FCL
- FCL maritime : réservation d’un conteneur complet (ex. 20GP ou 40HC) dédié à votre marchandise uniquement.
- Fête du Travail
- Fête du Travail (1er mai). Jour férié national en Côte d’Ivoire impactant les opérations logistiques et le dédouanement.
- FOB
- Free On Board : le vendeur livre à bord du navire et effectue le dédouanement export ; l’acheteur prend en charge le fret et l’importation dès la mise à bord. Risque transféré sur le navire. Valable uniquement en maritime ; pour l’aérien, utiliser FCA. Pour les conteneurs, le passage « à bord » est souvent flou ; FCA (CY/CFS) est plus sûr.
- franchise
- Franchise d’assurance : seuil ou montant minimum en dessous duquel l’assureur n’indemnise pas. Peut s’appliquer par colis ou par expédition. À clarifier avant d’accepter du CIF ou CIP.
- GST
- Goods and Services Tax (GST) : taxe néo-zélandaise sur la valeur ajoutée, appliquée à la majorité des importations (taux actuel : 15%).
- HST
- Taxe de vente harmonisée. Taxe combinée fédérale et provinciale appliquée sur certains produits importés dans plusieurs provinces canadiennes.
- Import License
- Autorisation officielle délivrée par les autorités angolaises pour l’importation de produits réglementés.
- Incoterms
- Incoterms : règles internationales standard (EXW, FOB, CIF, DDP, etc.) précisant qui paie, qui dédouane et à quel moment le risque est transféré.
- IOR
- Importateur officiel. Entité légalement responsable de la déclaration d’importation et du paiement des droits et taxes dans le pays de destination.
- ISED Certification
- Certification ISED Canada. Obligatoire pour les équipements sans fil et radio, selon des normes telles que RSS-Gen et RSS-247.
- ISPM-15
- Norme internationale NIMP 15. Obligation de traitement des emballages bois (palettes, etc.) pour éviter l’introduction de nuisibles.
- last-mile
- Dernier kilomètre : livraison du port, de l’aéroport ou de l’entrepôt jusqu’à l’adresse du destinataire. Des frais de zone isolée ou résidentielle peuvent s’appliquer.
- LCL
- Groupage maritime (LCL) : votre marchandise partage un conteneur avec d’autres ; facturation au CBM, avec frais CFS et manutention à l’origine et à destination.
- Medical Device Licence
- Licence délivrée selon SOR/98-282 (Règlement sur les instruments médicaux). Indispensable pour importer des dispositifs médicaux au Canada.
- port-to-port
- Service limité port d’origine à port de destination. Enlèvement et livraison à organiser séparément par vous ou votre transitaire.
- SFCR
- Règlement sur la salubrité des aliments au Canada. Normes canadiennes de sécurité alimentaire pour les produits importés, référencées SOR/2018-108.
- SI
- Shipping Instructions. Données à fournir pour le B/L : destinataire, notify party, marquages, codes SH, poids, description. Un SI en retard = B/L en retard = blocage au dédouanement au Japon.
- SON
- Standards Organisation of Nigeria. Autorité nigériane chargée de l’application des normes produits et de la délivrance des certificats SONCAP.
- SOR/2015-17
- Règlement sur les produits dangereux. Règlement canadien sur l’étiquetage et les fiches de données de sécurité pour les importations de produits dangereux.
- SOR/2018-108
- Règlement sur la salubrité des aliments au Canada. Cadre légal pour les importations alimentaires, incluant licence et traçabilité.
- SOR/98-282
- Règlement sur les instruments médicaux. Législation canadienne encadrant l’importation, la vente et l’homologation des dispositifs médicaux.
- WHMIS 2015
- Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail 2015. Système canadien d’étiquetage et de classification des produits dangereux selon SOR/2015-17.
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